Influence

Libre accès: mes articles DSI sur l’influence

Le magazine Défense et Sécurité Internationale (DSI), dans lequel je publie très régulièrement, m’a autorisé à mettre à disposition les articles concernant les problématiques liées à l’influence. Vous pouvez y y accéder en cliquant sur le titre de l’article qui vous intéresse. Bonne lecture.

Devoir de réserve: Du besoin d’expression à l’obligation de se taire

Décembre 2011 – Le devoir de réserve continue d’être brandi lorsque des officiers sortent des clous. Exprimer des opinions trop différentes de celles en cours reste risqué. Alors que le débat, tant en interne qu’en public, est admis comme nécessaire pour la bonne santé du niveau stratégique de nos armées, les politiques entretiennent un climat menaçant. Plutôt que de mettre en péril leurs carrières, les militaires préfèrent en général rester réservés, d’autant plus que le contexte stratégique actuel, entre tournant doctrinal et réformes, frôle systématiquement les frontières du politique.

Radios d’influence, la double expérience française de l’Afghanistan

Février 2013 – L’environnement social, culturel, politique et économique d’un théâtre d’opérations est un véritable champ d’action pour la stratégie française. La notion d’influence intrigue et gagne en visibilité dans des concepts complexes. Les médias sont, dans ce cadre, un outil à exploiter et à développer pour convaincre les publics neutres ou hostiles de soutenir les militaires français. En Afghanistan, les tricolores ont tenté deux expériences: une radio d’influence pure, OMID FM; et une radio purement afghane, Radio Surobi. Retour sur ces deux aventures destinées à éloigner la population de la propagande insurrectionnelle.

Israël: Guerre et communication 2.0

Juin 2013 – En novembre 2012, avec « Pilier de Défense », Israël inaugure une nouvelle forme d’offensive: il investit massivement les réseaux sociaux. Nouvelle? Pas tant que cela: la plupart des méthodes utilisées relèvent de la communication opérationnelle la plus traditionnelle. Seule la forme de ces outils représente une réelle innovation. Surtout, elle va permettre de toucher les différents publics ciblés en évitant un certain nombre de filtres, au premier rang desquels se trouve la presse.

Échec des opérations d’information en Afghanistan: La guerre n’est pas une affaire de marketing

Septembre 2014 – Gagner la guerre des esprits, c’est aussi trouver le moyen de faire passer un message. Depuis quelques années, les opérations d’influence ont de nouveau le vent en poupe. Les Américains ont investi massivement dans ces outils, notamment en Afghanistan. Et certains ne peuvent cacher leur désarroi en constatant que cette bataille est loin d’avoir été remportée. La faute au concept? Peut-être pas tout à fait: la mise en oeuvre, qui s’inspire plus de la publicité que des sciences sociales, pourrait avoir très largement péché sur le terrain.

Les « trois guerres » d’influence de l’Armée populaire de libération

Octobre 2014 – L’information est au coeur de la guerre. Une logique qui gagne en importance au sein des forces modernes à mesure que les moyens techniques et sociologiques augmentent pour permettre la recherche d’avantages stratégiques sur l’adversaire. Chez les Chinois, le volet influence devient un champ d’action de poids grâce à la poursuite des « trois guerres »: médiatique, psychologique et juridique. Une stratégie qui inquiète de plus en plus les Américains, mais dont la menace paraît largement montée en épingle pour de nombreux observateurs français.

Russie: Militaires, diplomates et médias unis dans la stratégie d’influence

Février 2015 – La Russie a une longue histoire d’opérations psychologiques et d’opérations d’information. L’utilisation de la ruse pour influer sur la perception des réalités stratégiques fait, au moins depuis le début du XXème siècle, l’objet d’une réflexion poussée chez les Soviétiques puis leurs héritiers. Aujourd’hui encore, les stratégies d’influence sont au coeur de la géostratégie russe, avec une approche transversale qui mêle action militaire, services de renseignement, diplomates et journalistes… Sans qu’il soit toujours facile de comprendre qui fait quoi.

L’armée française se remet progressivement à l’action psychologique

Avril 2015 – Mauvais souvenirs ou idées reçues, la guerre psychologique résonne de manière particulièrement négative en France. Pourtant, il ne s’agit plus tellement d’instaurer la terreur dans le coeur de l’ennemi, mais d’assurer le marketing des opérations militaires modernes. Grâce à la mise en place de vecteurs médiatiques, d’actions de développement ou encore de rencontres avec les acteurs locaux, les spécialistes de l’influence à la française se refont des lettres de noblesse, de l’Afghanistan à la Centrafrique.

France: Le CIAE, « une unité jeune, mais riche en expérience et en savoir-faire »

Avril 2015 – En France, la question de l’influence relève désormais d’un organisme interarmées basé à Lyon. Le Centre interarmées d’action sur l’environnement est le résultat de plusieurs années de réflexion, d’expérimentation et de réorganisation. Aujourd’hui, son personnel joue un rôle à la fois de conception doctrinale et d’action en opérations. Le chef de corps du CIAE, le colonel Renaud Ancelin, a répondu à nos questions.

Etat islamique: de la propagande à l’influence

Avril 2015 – L’organisation de l’Etat islamique (EI) déploie depuis de nombreux mois une propagande massive, remarquée notamment du fait de sa qualité technique. Les djihadistes profitent en cela de la rencontre entre des cadres historiques, sensibilisés à l’impact médiatique, et une jeune génération maîtrisant parfaitement les outils et les codes du XXIème siècle informationnel.

Les talibans, une influence plus innée que sophistiquée

Avril 2015 – Dans le conflit afghan, les talibans sont parvenus à imposer leurs messages tout au long de ce que les commandants américains ont qualifié de guerre des récits. Les bavures de l’ISAF, le rejet de l’envahisseur étranger, la maîtrise de la langue et des codes traditionnels ont permis aux insurgés de maintenir une influence réelle. Son efficacité n’aurait-elle pourtant pas été surévaluée? Les outils de communication des talibans sont restés dans les faits relativement simples et leurs effets, quasi impossibles à mesurer.